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Rendre nos habitants acteurs d’une ville plus durable

Co-concevoir les espaces partagés, encourager les écogestes, mettre en place des systèmes de réduction des consommations… Sur chacun de nos projets, nous veillons à permettre à nos habitants d’être acteurs d’une ville plus durable. Aujourd’hui, notre rôle est aussi de promouvoir un usage vertueux de nos programmes, de favoriser le bien-être individuel et collectif, et même après leur livraison.

Penser un projet urbain, c’est l’optimiser pour qu’il soit le plus vertueux possible, de sa conception à sa construction, bien sûr, mais l’exploitation d’un bâtiment représente encore 40% de ses émissions de carbone. Alors, comment faire en sorte que l’usage du bâtiment soit le plus vertueux possible sur la durée ?

Notre réponse, c’est de permettre à nos habitants de devenir acteurs d’une ville durable. Aujourd’hui, nous observons que c’est grâce à l’accompagnement des usages et à des actions de pédagogie que nous améliorons à la fois le bien-être de nos résidents – mais aussi les performances environnementales de nos bâtiments. Une réponse au décalage qui existe parfois entre l’optimisation énergétique pensée au niveau architectural et la variation comportementale souvent observée au niveau individuel.

Notre engagement, c’est que la conception de nos bâtiments encourage un usage vertueux, et que 100% de nos programmes intègrent au moins une action de pédagogie aux bonnes pratiques à destination de nos clients.

Imaginer ensemble l’usage des espaces partagés

Optimiser l’usage de nos bâtiments, cela permet non seulement de laisser davantage de place aux espaces verts, mais aussi d’accroître leur durabilité en les rendant plus flexibles, capables de s’adapter aux besoins de ceux qui y vivent ! Ainsi, sur nos projets, nous créons régulièrement des espaces et services partagés entre les habitants, comme sur Allure, un programme inspiré de l’économie du partage jusque dans son architecture.

Pour nous assurer que ces dispositifs correspondent aux besoins de nos habitants, nous ne les figeons pas sur un usage, au contraire : nous mettons ainsi en place des ateliers de concertation avec nos habitants pour leur aménagement. Sur des projets d’îlots urbains comme Collection à Villeurbanne, nous avons fait appel à un AMU (Assistance à la Maîtrise d’Usage) pour une pièce de 297 m² en invitant les habitants à la réinventer en décidant collectivement de son utilisation.

À Lyon, sur notre projet Ydéal Confluence, nous avons demandé à l’Atelier Pop Corn de faire se rencontrer les habitants pour échanger autour de l’appropriation progressive de plusieurs espaces communs : « Il s’agit de redonner une place à l’habitant en lui reconnaissant une expertise dans l’usage de son cadre de vie ». Originellement prévus pour être une buanderie partagée, ces espaces auront finalement d’autres usages, plus en ligne avec les besoins exprimés par les habitants !

Un atout non seulement pour créer du lien social entre les futurs habitants d’un quartier, mais aussi pour que ces espaces vivent mieux dans le temps.

Proposer des systèmes qui réduisent les consommations

Au stade de l’exploitation du bâtiment, la réduction et l’optimisation des consommations d’eau et d’électricité sont une priorité.

Pour y parvenir, nous proposons un véritable circuit court d’électricité verte sur notre projet à Lyon Confluence, une vraie première en France avec la mise en place de l’autoconsommation collective d’énergie solaire à l’échelle d’un îlot d’habitation. L’installation de panneaux photovoltaïques en toiture produit de l’électricité, ensuite stockée par une batterie au lithium de 200kWh conçue par EDF – puis consommée sur place sans repartir dans le réseau pour éviter toute perte d’énergie.

Devenir consommateur de cette énergie verte est une démarche choisie : nous proposons à nos habitants d’adhérer à une association, le Soleil d’Ydéal, pour consommer les kWh produits sur place. Inépuisable, présentant un faible taux d’émission carbone, cette énergie verte couvrira à terme jusqu’à 50% des besoins en électricité des 12 000m2 de logements, bureaux et commerces.

Et ce n’est pas tout : sur nos projets, pour réduire la consommation en eau, nous multiplions les systèmes de récupération d’eaux pluviales pour les réutiliser pour arroser les espaces verts, notamment sur notre projet Le Clos des Ormes à Bussy Saint-Georges, Le Grand Val à Sucy-en-Brie, Ydéal Confluence à Lyon ou encore sur Collection à Villeurbanne, où des systèmes de pentes et de noues servent à l’irrigation de plus de 7000 m2 d’espaces naturels – sans recours à aucun arrosage artificiel. Cela passe aussi par la récupération des eaux grises, comme sur notre projet Éloquence à Marseille !

Faciliter les comportements vertueux

Co-conception, sensibilisation… et si le bâti encourageait et facilitait les comportements vertueux, même longtemps après l’installation des résidents ?

Pour aller plus loin, nous avons développé des dispositifs dits « nudge » de l’anglais « coup de pouce ». Par exemple en installant un interrupteur spécial à côté de la table de nuit qui permettra d’éteindre en un geste tous les appareils de veille de l’appartement – ou encore en mettant en place un bilan énergétique comparatif entre les habitants avec un “serious game” pédagogique afin de les aider à réduire leurs dépenses énergétiques s’ils le souhaitent, de façon ludique.

C’est tout le principe de notre projet New G, le premier immeuble 100% nudge au monde, un village vertical au cœur du XIIIe arrondissement de Paris, qui accueillera prochainement les habitants de ses 137 logements. Tout y a été pensé pour encourager les comportements bénéfiques et le bien-être des habitants, avec de nombreux exemples de nudge.

Après leur emménagement, les résidents pourront s’exprimer sur leur bien-être au sein de la résidence afin de réadapter, encore et toujours, les espaces que nous proposons aux usages de celles et ceux qui y vivent !

Accompagner les démarches responsables

Notre rôle de promoteur est aussi d’accompagner les habitants en leur donnant accès à une information claire et précise, que ce soit sur les dispositifs mis en place dans le bâtiment dans lequel ils vont emménager, mais aussi sur des sujets sociétaux, environnementaux et de santé qui les concernent en tant qu’acquéreur d’un logement.

Concrètement, nous avons créé des fiches de pré-livraison pour accompagner les acquéreurs dans une démarche responsable dès la préparation de leur déménagement, ajouté une rubrique “éco-gestes” à nos livrets d’accueil ainsi que des bonnes pratiques dans les newsletters à destination de nos clients pour poursuivre notre accompagnement bien après leur installation.

Sur certains programmes, nous offrons des bacs à compost à nos clients pour les encourager à s’initier à ce mode de recyclage des déchets verts !

Sensibiliser à l’usage des espaces verts et potagers urbains

Longtemps cantonnée à un décor, la nature en ville reprend aujourd’hui une place essentielle dans les cadres de vie urbains : vergers partagés, potagers urbains, ces espaces au cœur de nos projets peuvent vivre d’eux-mêmes, mais ils tirent aussi leur force de la manière dont les habitants en prennent soin. De ce rapport entre l’humain et la nature en ville naît quelque chose de précieux.

C’est pour cette raison que, sur tous nos projets, nous intégrons des actions de pédagogie et de sensibilisation, qui ont plusieurs vertus !

Se rapprocher de la nature en ville

Ces ateliers permettent parfois une réconciliation, comme l’explique Olivier Menahem, fondateur de Place au Terreau qui intervient notamment sur la sensibilisation aux potagers urbains sur notre programme Ydéal Confluence à Lyon. Il assurera un suivi auprès des habitants pour 3 ans : « Nous avons beaucoup de gens traumatisés par les morts d’une ou deux plantes vertes d’intérieur, et nous essayons de leur montrer que c’est bien plus simple qu’ils ne s’imaginent ».

Un rapprochement qui peut passer par la sensibilisation à la biodiversité urbaine ou à l’usage de vergers partagés, comme nous en avons mis en place sur nos projets Les Vergers Fénelon à Vaujours ou sur Le Jardin des Orfèvres au Blanc-Mesnil, où les jardins urbains de MUGO animeront des ateliers de sensibilisation pour accompagner les résidents dans la découverte de ces paysages comestibles – et à l’éveil aux mécaniques du vivant.

Se former aux mécaniques du vivant

Parmi les outils d’éveil, la permaculture permet de faire comprendre les logiques écosystémiques à l’œuvre dans le vivant, en profitant du temps de plantations, réalisées en collectif avec les habitants, pour expliquer les mécaniques à l’œuvre : « Nous leur montrons que certaines plantes forment d’excellents compagnonnages, comme la tomate et le basilic qui chassent les parasites l’un de l’autre », explique Olivier Menahem.

Inclus dans ces démarches de sensibilisation, l’usage du compostage entre en parfaite adéquation avec la pratique du potager : « Ydéal Confluence propose à la fois des potagers de bonne surface, et très bien situés, et des locaux de composteur. De mon expérience, cela permet de créer des boucles locales et des cercles vertueux qui font que beaucoup de gens se sentent concernés ! »

Se rapprocher (aussi) des autres

« Ces potagers sont une excuse pour faire se rencontrer les gens… et c’est une très bonne excuse ! », plaisante Olivier Menahem. Les résidents qui viennent de s’installer dans le projet peuvent, s’ils le souhaitent, participer aux ateliers, une excellente occasion de faire connaissance avec ses voisins : « Lorsque nous commençons les animations, en général, personne ne se connaît et les gens sont très calmes. Mais le travail au potager crée des liens, et à la quatrième ou cinquième animation, l’ambiance est très différente, et l’on entend les gens rire et s’inviter les uns chez les autres ». Un impact positif qui crée du lien social et des relations entre les usagers d’un même bâtiment ou d’un même îlot.

Prendre conscience des enjeux écologiques

L’installation d’espaces paysagers comestibles ou de potagers urbains permet de créer des interactions entre les habitants et la nature – un contact qui encourage les bons comportements. « Ces ateliers de sensibilisation ouvrent la porte à des réflexions sur des problématiques interconnectées sur la nature et l’écologie », explique Olivier Menahem. « Cela a de nombreuses vertus – et même en termes de bilan carbone ! »

« Aujourd’hui, nous avons l’habitude d’avoir accès à tous les fruits et légumes au supermarché, peu importe leur provenance. Notre première mission à travers nos ateliers est de sensibiliser à la saisonnalité des produits et donc à privilégier une alimentation saine, locale et de saison ». Pour Olivier Menahem, cette « agriculture urbaine » n’a pas vocation à se massifier, mais avant tout à éveiller aux enjeux de l’agriculture traditionnelle : « Nous sommes un peu les VRP de l’agriculture des campagnes ! »

Faire adopter les mobilités douces et partagées

Dans la fabrique de la ville, la mobilité est un élément essentiel. Mais comment les promoteurs peuvent-ils jouer un rôle dans la réduction de l’impact écologique des transports ? Notre responsabilité consiste à penser ces mobilités à l’échelle du quartier en encourageant les mobilités durables et partagées.

Pour y parvenir, nous mettons à disposition des vélos partagés sur certains de nos programmes, comme sur Egérie à Lyon où des vélos à assistance électrique sont disponibles pour tous les habitants.

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Mobilité partagée : comment la faire adopter ?

Pour aller plus loin, nous avons décidé de permettre à nos habitants d’éliminer la “voiture de trop” : alors que nos voitures dorment la majeure partie du temps dans des parkings payants ou des rues encombrées, l’autopartage est une solution pour désengorger les routes en proposant tout simplement de mutualiser un ou plusieurs véhicules à un groupe d’utilisateurs.

Ainsi, à la Planche à Marseille, OGIC a conclu un partenariat avec une entreprise locale, TOTEM mobi pour proposer 4 bornes de voitures électriques en free floating sur l’avenue du Prado, proche de deux de nos résidences. Pour encourager nos habitants ainsi que tous les riverains à adopter ces véhicules écologiques, nous leur avons offert des Tokens (jetons d’utilisation) pour les pousser à tester nos dispositifs.

Une manière très concrète de mettre nos habitants « aux manettes » de la ville durable !