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Energie : l’autoconsommation collective, qu’est-ce que c’est ?

Un bâtiment qui produit et consomme sa propre énergie ? C’est le principe de l’autoconsommation collective. A l’heure où les consommateurs sont en quête de pratiques plus vertueuses, cette démarche offre la possibilité d’une consommation d’énergie en circuit-court, ainsi que la promesse de futures économies.

L’autoconsommation consiste à consommer une partie ou l’intégralité de l’énergie que l’on produit. Cette autoconsommation est dite collective quand les parties prenantes sont liées entre elles au sein d’une personne morale : une copropriété, une association, une coopérative…

Très concrètement, on parle d’autoconsommation collective lorsqu’un bâtiment, ou un groupe de bâtiments, produit de l’énergie pour la consommation de ses occupants.

Un exemple ? A Lyon, dans le quartier Confluence, nous sommes en train de construire le premier lieu de vie et de travail en autoconsommation collective. Des panneaux photovoltaïques capteront l’énergie solaire pour la redistribuer aux bureaux, commerces et habitations. A terme, jusqu’à 50% des besoins en électricité seront ainsi couverts par l’autoconsommation collective.

Cela fonctionne un peu comme un pot commun énergétique. Les panneaux ne sont pas raccordés à leur propre immeuble : chaque kWh produit est stocké dans des batteries puis redistribué. Ainsi, chaque bâtiment peut être alimenté sans être à court d’énergie même en cas de consommation exceptionnellement supérieure. L’énergie est toujours redistribuée selon les besoins des logements.

Pourquoi recourir à l’autoconsommation collective ?

L’autoconsommation collective est une démarche positive : la production et la consommation en local permettent de créer ou d’entretenir un véritable esprit de communauté.

Sur le long terme, c’est aussi la possibilité de réaliser des économies d’énergie. Aujourd’hui, le prix du kWh fait que le bénéfice est plutôt symbolique. Mais, d’ici quatre ou cinq ans, si les tarifs de l’énergie poursuivent leur croissance, les installations présenteront davantage d’intérêt économique.

Enfin, c’est de l’énergie verte ! Dans la mesure où elle est produite à partir de panneaux photovoltaïques, elle est inépuisable et implique un faible taux d’émissions carbone.

Quel est le cadre réglementaire de l’autoconsommation collective ?

L’article L315-2 du code de l’énergie implique la constitution d’une personne morale organisatrice, ou PMO. Les producteurs et consommateurs raccordés sur le réseau peuvent y participer.

Si l’on reprend l’exemple de notre lieu de vie hybride lyonnais, les investisseurs, les propriétaires occupants et les futurs bailleurs ayant acquis un logement entrent d’autorité dans cette personne morale, en tant que producteurs.

En revanche, devenir consommateur est une démarche choisie, car légalement, il est interdit d’imposer un fournisseur d’énergie. Les futurs habitants sont donc invités à adhérer à une association pour consommer les kWh produits sur place.