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En quoi consiste le label BiodiverCity pour les projets immobiliers ?

Face à la densification urbaine et aux nouveaux besoins des urbains, les acteurs de l’immobilier ont fait de la biodiversité un enjeu essentiel. Pour créer les conditions d’émergence d’une biodiversité urbaine, la nature doit bien-sûr garder une place majeure en ville. Mais comment mener des projets immobiliers, et répondre à la demande, dans le respect de cette nouvelle nature de ville ? Face à ce défi, OGIC s’engage dans une démarche de labellisation BiodiverCity® pour ses projets. Zoom sur ce dispositif.

Promouvoir une véritable biodiversité urbaine, c’est l’objectif que nous nous sommes fixés dans le cadre de notre démarche RSE. En tant que promoteur immobilier, viser l’excellence écologique fait partie des priorités d’OGIC. Pour mener notre engagement, les exigences du label BiodiverCity® sont prises en compte dans la conception et la construction de nos programmes. Notre objectif ? La labellisation, d’ici 2021, de 80% de nos opérations de plus de 25 lots.

Le label BiodiverCity®, qu’est-ce que c’est ?

D’un point de vue légal, ce dispositif, porté par le Conseil International de la Biodiversité et de l’Immobilier (CIBI), n’est pas obligatoire. C’est donc une démarche volontaire, qui permet d’évaluer et de promouvoir les opérations immobilières qui prennent en compte la biodiversité́ dans leurs constructions. Le label permet donc de proposer des projets exigeants en termes de respect de la biodiversité recréant et préservant un milieu naturel avec des espèces végétales locales et adaptées au climat. Une promesse contrôlée de manière indépendante. « Un vérificateur extérieur vient regarder si nous avons bien mis en œuvre toutes les exigences du label », explique Luc Rode, directeur technique adjoint du Groupe OGIC.

La démarche permet aussi de rassurer les futurs habitants sur les qualités de conception mises en œuvre. Il y a également une dimension d’accompagnement des futurs occupants, sensibilisés à la manière de faire perdurer tous les milieux ainsi préservés ou créés.

Concrètement, le label associe vivant et construction à travers un référentiel prenant en compte les diversités des milieux naturels, des écosystèmes, des espèces et les relations avec l’humain. Les équipes de conception (architecte, maître d’œuvre) travaillent en collaboration avec un écologue pour être guidé dans cette démarche et remplir les attentes du label selon le niveau visé.

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Comment prendre en compte la biodiversité dans les projets immobiliers ?

Tous les projets immobiliers peuvent-ils être labellisés BiodiverCity® ?

Des prérequis existent avant de se lancer dans ce processus de labellisation BiodiverCity® :

  • Un état des lieux avant travaux doit être fait par un écologue avec des inventaires floristiques et faunistiques ;
  • Les projets immobiliers doivent respecter strictement la réglementation relative à la biodiversité;
  • Une surface minimale d’espaces végétalisés de 200 à 300m2 avec idéalement de la pleine terre doit être respectée ;
  • Le projet immobilier ne doit pas, ou peu, impacter la biodiversité locale ;
  • Les espaces végétaux doivent être connectés entre eux ainsi qu’avec la trame végétale riveraine.

Chez OGIC, des études de faisabilité sont menées pour 100% des opérations de plus de 25 lots. Les opérations plus petites ont été exclues car elles impliquent rarement la possibilité de créer des espaces extérieurs « importants ». Et comme le souligne le CIBI : « Le référentiel prend tout son sens quand le bâtiment comprend des usagers et des espaces extérieurs importants ».

Comment obtient-on le label BiodiverCity® ?

Le processus d’évaluation et de labellisation se fait en deux temps : lors de la conception, puis lors de l’achèvement du projet, à la livraison.

Un premier rapport est fait par l’écologue en fin de conception avec les documents de consultation des entreprises, les cahiers de clauses techniques particulières (CCTP), les plans, etc. Un organisme extérieur passe alors le dossier au crible et délivre le label le cas échéant. « Cette première obtention à la conception nous permet de communiquer vers l’extérieur et nos acquéreurs », précise Luc Rode, directeur technique adjoint du Groupe OGIC.

Quant à la délivrance complète du label BiodiverCity®, elle se fait après la livraison du bâtiment. L’écologue doit alors récupérer auprès des entreprises les justificatifs prouvant que toutes exigences mises dans les cahiers de clauses techniques particulières (CCTP) ont bien été respectées.

Quels sont les programmes immobiliers OGIC labellisés BiodiverCity® ?

En 2019, deux premières labellisations, au stade de la conception, ont été obtenues pour des projets OGIC en Ile-de-France.

Le premier est la résidence « Séquana » à Bezons (Val-d’Oise), dont les travaux sont en cours. La superficie d’espaces verts est de 920 m2 pour 111 logements. Des bancs, nichoirs à oiseaux et bacs à compost font partie des aménagements prévus pour créer une nature en ville.

L’autre projet est l’opération « Variations » à Argenteuil (Val-d’Oise) avec une superficie de 1562 m2 pour 337 logements. Pour favoriser la biodiversité sont prévus : des nichoirs à martinet, une végétalisation avec 85% d’espèces locales, la récupération des eaux de pluie (163 m3), l’arrosage goutte à goutte et du mobilier pour profiter des extérieurs (bancs, chaises, tables).

Onze autres programmes ayant validé leur étude de faisabilité sont déjà inscrits auprès du CIBI pour enclencher le processus de labellisation BiodiverCity®.