OGIC

#

La Serre

Construire autrement pour vivre mieux dans un espace de plus en plus contraint

La dynamique d’urbanisation mondiale exige une reconfiguration de nos futurs lieux de vie. Largement remise en cause aujourd’hui, la pratique de l’étalement urbain a eu pour effet collatéral d’instaurer une forme de distance sociale, les centres-villes se transformant peu à peu en zones de transit, de flux et de consommation. Pour les promoteurs et les architectes, ces enjeux de cohésion sociale viennent s’ajouter à la contrainte d’un espace urbain toujours plus dense et plus réduit. En réponse, « La Serre » d’Issy-les-Moulineaux fait partie de ces projets avant-gardistes uniques, qui font émerger une nouvelle typologie urbaine, hybride et vivante.

0

SDP de logements

0

SDP de commerces

0

de la totalité des logements est consacré au logement social

0

étages

Au beau milieu des vignes, des plantes aromatiques, des potagers, des fleurs et des arbres disposés harmonieusement, des escaliers relient plusieurs terrasses extérieures, des vérandas et des appartements. Des habitants, des riverains, des enfants empruntent une promenade verte. Au rez-de-chaussée, familles et couples flânent dans des commerces. L’endroit est baigné de lumière : une paroi vitrée protégeant l’ensemble du bâtiment laisse toute la place aux rayons du soleil. Bienvenue au cœur de « La Serre », notre projet inédit de village vertical. Et si vous viviez sereinement au cœur d’un milieu bioclimatique exceptionnel, protégé du bruit comme de la pollution, en pleine ville ? C’est la proposition audacieuse et séduisante que nous faisons aux futurs habitants de « La Serre ».

Usages et populations mixtes, environnement incitant à la circulation pour retisser le lien social : « La Serre » a été conçue comme un petit village en pleine ville. Ce concept avant-gardiste est le fruit d’une coopération étroite entre OGIC et l’agence néerlandaise MVRDV, co-fondée en 1995 par l’architecte Winy Maas. Haut de 50 mètres, ce bâtiment qui se dressera bientôt dans la ville d’Issy-les-Moulineaux, dans le département des Hauts-de-Seine, est un espace exceptionnel où les bienfaits de la biodiversité seront accessibles au plus grand nombre.

Présenté aux Isséens fin 2018, « La Serre » a su séduire. L’attention portée à la réduction de l’empreinte carbone de la réalisation, via le recours à des matériaux bio-sourcés, et l’efficacité énergétique du bâti, grâce aux vertus thermiques de la future serre, sont parmi les points forts de notre projet de prairie verticale urbaine, qui sera soumis à une évaluation en vue de sa labellisation BiodiverCity®.

Bienvenue dans la première prairie verticale francilienne

« C’est la contrainte qui fait le projet ». Pour Guillaume Capitant, directeur général délégué d’OGIC, comme pour Bertrand Schippan, directeur de MVRDV pour la France, la réflexion autour de « La Serre » s’est construite à partir des contraintes spécifiques au site : une parcelle longitudinale pour accueillir le projet, le tout au cœur d’une zone appelée à vivre une forte densification dans les années à venir. Un défi de taille, quoique commun à de nombreux centres urbains, qui n’a pas été considéré comme un obstacle. Au contraire, le cabinet d’architecture et OGIC ont saisi cette opportunité pour proposer un programme innovant. Rapidement, l’idée d’un village vertical – réduisant donc significativement l’emprise au sol du bâtiment – prend forme. Mais pour nous, comme pour les responsables du projet chez MVRDV, la verticalité seule ne constitue pas une réponse suffisante aux attentes des futurs habitants.

En cohérence avec les valeurs que nous défendons chez OGIC mais aussi en anticipation des profondes mutations que vivent nos villes, nous avons imaginé avec MVRDV une véritable prairie verticale, dans laquelle viendront s’intégrer harmonieusement les logements. Pour Bertrand Schippan, l’originalité du projet tient à sa volonté de « mettre la nature au premier plan et les bâtiments au second plan. En fait, nous avons considéré cet espace végétal comme faisant partie intégrante de l’architecture ». Au total, environ 30% de la surface totale du bâtiment haut de 50 mètres sera composée d’aménagements extérieurs, explique-t-il, ce qui représente une surface de 8 m² en moyenne par habitant. « Entre la paroi du bâtiment et celle, vitrée, de la serre, six à huit mètres d’espace permettront le développement d’un milieu bioclimatique complet», précise Guillaume Capitant. Vignes locales, arbustes et arbres seront intégrés de haut en bas. « La Serre » sera donc aussi le fruit d’un savoir-faire horticole et paysagiste exceptionnel, souligne Bertrand Schippan.

Un écrin ouvert sur la ville pour des usages et des populations mixtes

C’est dans le secteur de la ZAC Léon-Blum d’Issy-les-Moulineaux, déjà relié à Paris via le RER C et le tramway T2, que « La Serre » prendra place. D’ici à 2024, la ligne 15 sud prévue dans le cadre du projet du Grand Paris Express desservira également le quartier. Un futur pôle multimodal au cœur du département des Hauts-de-Seine qui ne manquera pas d’attirer de nombreux urbains. Pour eux, « La Serre » a été pensée comme un véritable cocon, dont la biodiversité omniprésente les protège aussi bien des nuisances sonores que de la pollution.

A l’intérieur du bâtiment, la circulation promet d’être particulièrement fluide : une promenade verte sera accessible à tous en journée, des escaliers entre les étages permettront d’accéder aux différentes terrasses partagées. Au sommet du bâtiment, un toit-terrasse partagé par la copropriété sera également créé. Pour Guillaume Capitant, cette biodiversité en ville est d’autant plus essentielle qu’elle fournira l’occasion d’actions pédagogiques à destination des enfants et des habitants du quartier, en lien avec des structures locales.

S’agissant des logements comme des usages, la mixité prédomine. Avec 25% des logements créés à caractère social, « La Serre » répond aux enjeux sociétaux les plus pressants : encourager la rencontre entre les différentes populations pour tisser le lien social entre tous. La volonté de faire de « La Serre » un espace de flux qui favorise les échanges prend également la forme d’une zone commerciale de 500 m² faisant l’objet d’une servitude publique, qui verra le jour au rez-de-chaussée du bâtiment. Si ce type de mixité d’usage peut apparaître comme une petite révolution culturelle pour les Français, pour Bertrand Schippan et le cabinet MVRDV qui a mené l’emblématique projet de Markthal à Rotterdam, la double fonction d’un programme immobilier est une vraie chance de faire émerger une nouvelle typologie urbaine, hybride et vivante… une forme de « nouvelle nature de ville » qu’OGIC promeut dans tous ses projets, rappelle Guillaume Capitant.