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Réversibilité des bâtiments : construire durable

Concevoir des bâtiments qui puissent changer d’usage avec le temps ? C’est l’objectif de la réversibilité, un concept novateur qui repose sur une conviction forte : alors que la ville et les usages des urbains évoluent, ce n’est plus aux résidents de s’adapter à leur logement, mais bien l’inverse. D’autant que, face aux défis environnementaux du secteur du bâtiment, la réversibilité pourrait bien changer la donne.

Le concept de réversibilité fait son chemin dans le secteur de l’immobilier et de la construction. Il s’agit d’une solution d’anticipation consistant à programmer un ouvrage neuf pour qu’il puisse indifféremment accueillir des logements ou des bureaux, au moyen de modifications minimes. Encore minoritaire aujourd’hui, elle apparaît comme une voie d’avenir pour les professionnels, confrontés aux mutations de l’espace urbain et à l’émergence de nouveaux usages.

Pour nous, la réversibilité, qu’elle soit partielle ou totale, est un moyen d’expérimenter dès aujourd’hui nouvelle façon de concevoir les bâtiments, comme nous l’avons fait avec le projet Ydéal dans le quartier de Lyon Confluence mais aussi avec le programme Ybry, situé en plein cœur de Neuilly-sur-Seine. Le point commun de ces deux réalisations : des programmes qui conjuguent mixité et réversibilité partielle des espaces, pour une durée de vie plus longue, à contre-courant de l’obsolescence qui touche bien des bâtiments au cœur de nos villes.

Relever les défis techniques de la réversibilité

Un ensemble immobilier réversible constitue-t-il un projet forcément plus complexe à mener ? Si des contraintes spécifiques sont attachées à ce type de programme, l’anticipation dès la conception permet d’y répondre efficacement. Hauteur sous plafond, issues de secours, installations de gaines techniques adaptées aux différentes destinations des espaces, choix des matériaux et du système de chauffage : la réglementation nous impose un certain nombre de critères à respecter. Sur le plan juridique, la généralisation de la réversibilité ne sera possible qu’avec des évolutions législatives et réglementaires. Nous avons également la nécessité d’opérer un effort de pédagogie auprès des acquéreurs, en plus de son inscription formelle dans les règlements de copropriété.

Pour proposer ces bâtiments de nouvelle génération, nous devons donc les penser structurellement comme évolutifs et modulables, dès la conception. Concrètement, un espace réversible devra proposer de grands plateaux multifonctionnels, sans obstacles. Ainsi, les espaces réversibles devront bannir tout mur de refend, ces murs porteurs intérieurs placés dans la structure. De quoi permettre l’adoption, en toute facilité, d’un autre fonctionnement, des années plus tard.

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Un bâti aux multiples vies

Si la demande pour cette nouvelle façon de construire se développe rapidement, c’est parce que les avantages des espaces réversibles sont désormais bien identifiés. En matière d’exigence environnementale tout d’abord. Plus pérennes, ces bâtiments sont conçus pour vivre de multiples vies, en fonction des usages d’aujourd’hui et de demain. Imaginer la construction de parkings réversibles, par exemple, permet d’anticiper dès aujourd’hui l’évolution annoncée des usages autour de la voiture autonome et partagée, qui devrait rendre inutile, à moyen et long terme, une proportion non négligeable de ces installations. Si ces structures peuvent changer de destination et d’usage, le moment venu, ce sont autant d’ouvrages qui, protégés de l’obsolescence, ne seront pas détruits. La réversibilité est donc une alternative à la démolition des bâtiments.

Pour les acquéreurs, la réversibilité d’un bien comporte aussi des avantages certains : des propriétaires de bureaux n’auront, par exemple, aucune difficulté à revendre leur bien à un particulier souhaitant en faire son logement… et inversement. Au quotidien, la hauteur sous plafond requise par la législation est également un atout indéniable pour les occupants. Pour sensibiliser et permettre à tous de se saisir de ces enjeux, nos Responsables Chargés de Clientèle accompagnent au plus près les acquéreurs, notamment au travers d’ateliers pédagogiques et pratiques.

Réversibilité rime aussi avec mixité

Quand la mixité des usages vient s’ajouter à la réversibilité du bâti, c’est un nouvel art de vivre la ville qui émerge. Au sein de notre projet Ydéal, par exemple, ces deux concepts fonctionnent particulièrement bien ensemble. Dans cet îlot mixte au cœur de Lyon cohabiteront, au sein du même immeuble, particuliers, professionnels et commerçants. Avec des usages différents pour chaque catégorie d’occupant : quand les particuliers partent travailler le matin, les professionnels des bureaux et les gérants des commerces prennent le relais. Pour tous, c’est la garantie d’un lieu vivant, tout au long de la journée. Une circulation fluide qui permet aussi de renforcer la sécurité pour tous, le bâtiment ne se trouvant jamais entièrement inoccupé.

Cette mixité de publics favorise également les échanges au sein d’un même ensemble, pour une ville plus solidaire. Pour la mutualisation des espaces de stationnement, par exemple, que les uns peuvent utiliser pendant la journée, les autres pendant la nuit. Dans la même logique, des échanges intelligents en matière d’énergie peuvent être imaginés, au travers de la rationalisation des besoins : bureaux, commerces et logements n’ont pas la même consommation au même moment. De fait, pour nous, le bâti réversible, et pourquoi pas mixte, promet de s’adapter aux mutations, en cours et à venir, de la ville au sens large.

Plus pérenne, plus économe en ressources et plus solidaire, c’est une construction faite pour durer.

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