OGIC

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Proposer une nouvelle façon d’habiter la ville

Comment engendrer des comportements plus vertueux pour l’environnement et le vivre ensemble ? C’est là toute l’ambition du projet NEW G, inspiré des travaux du prix Nobel d’économie Richard Thaler sur le nudge, un concept issu des sciences comportementales qui théorise la puissance des incitations douces. Appliqués à l’architecture, ces « coups de pouce » génèrent autant d’économies d’énergie qu’ils recréent du lien social pour le bien de tous. Bienvenue dans le premier immeuble nudge au monde.

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Nudge

Le nudge (« coup de pouce » en français) est une action ou ensemble d’actions visant à encourager les individus à adopter des comportements plus vertueux pour eux-mêmes, leur communauté ou la planète, en contournant les biais cognitifs qui, comme notre environnement immédiat, influencent malgré nous nos décisions. Cette approche, enracinée dans les sciences comportementales et théorisée par le prix Nobel d’économie Richard Thaler, est réputée particulièrement efficace.

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Espaces intermédiaires

Entre l’espace public et l’espace privé se trouvent des espaces, qualifiés d’intermédiaires car faisant le lien entre la rue et chez soi. Au-delà de la notion de passage d’un espace à l’autre, l’idée derrière le projet New G est d’investir ces espaces pour créer de nouveaux usages et retisser du lien social.

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Economie sociale et solidaire

Les entreprises se réclamant de cette économie sont fondées sur un principe de solidarité et d’utilité sociale. Elles ont notamment vocation à dynamiser le territoire sur lequel elles sont implantées, à participer à l’insertion des populations les plus éloignées de l’emploi, et à valoriser les circuits courts.

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Architectes comme urbanistes ont toujours eu l’intuition que l’espace et le bâti avaient le pouvoir d’influencer les comportements humains. Une intuition que les modernistes et réformistes ont poussé à son paroxysme, en poursuivant l’idée que l’architecture pouvait faire naître un « homme nouveau ». C’est dans ce contexte que s’inscrit le nudge, et son application à un projet architectural de grande ampleur.

Ce projet, c’est le premier immeuble « nudge » au monde. Un village vertical de onze étages, entièrement tourné vers la poursuite d’objectifs précis, dans la ZAC Paris Rive Gauche, un quartier en pleine mutation de la petite ceinture, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Cette Zone d’aménagement concerté est actuellement le terrain d’expérimentation du collectif Réalimenter Masséna, dont l’ambition est d’en faire un emblème du Grand Paris.

Conjuguer intuition architecturale et psychologie comportementale

L’idée d’OGIC ? Conjuguer l’approche intuitive des modernistes à cet apport majeur de la psychologie comportementale, dans le but de créer un cadre de vie alliant performance énergétique et fonctionnalité. L’extérieur donne déjà le ton : une structure en bois produit localement, exceptionnelle par le défi technique qu’elle représente.

« C’est le premier immeuble de logement en France de grande hauteur en ossature bois. Aucune référence technique n’existe à ce sujet, nous avons dû tout inventer. »

Francis Van Waweren, directeur technique du projet NEW G

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Écouter les aspirations des citadins pour concevoir des nudges adaptés

« Lorsque l’on veut utiliser l’approche nudge, la première des décisions est d’identifier les comportements que l’on souhaite encourager », note Eric Singler, directeur de BVA. C’est pour déterminer ces objectifs et concevoir une réponse immobilière adaptée qu’OGIC a fait appel à cet institut, pionnier du nudge en France avec la création en 2013 d’une unité dédiée. Deux axes sont retenus : le bien-être des habitants, de pair avec une convivialité retrouvée, et l’encouragement des écogestes.

« Encore faut-il comprendre ce qui freine les individus sur l’adoption d’écogestes et la création de lien social avec leurs voisins, relève Clément Théry, responsable du projet NEW G chez OGIC. Nous sommes donc partis d’une démarche empirique, rigoureuse et innovante, tant dans le but d’identifier ces freins que de voir comment les lever en configurant efficacement un nouveau cadre de vie. »

Pour mener à bien cette deuxième phase, BVA a donc rencontré une vingtaine de ménages parisiens des XIIIe et XVe arrondissements. Dans le but de comprendre pourquoi, par exemple, les voisins ne se parlent pas lorsqu’ils se croisent, ou pourquoi certains laissent les lumières allumées lorsqu’ils n’en ont pas besoin, même si cela se répercute sur leur facture d’électricité. « L’être humain n’est pas un être rationnel, souligne Eric Singler. Nous avons beaucoup d’intentions très louables, et des comportements qui sont parfaitement contraires à ces intentions. » Ce qui explique, par exemple, que nous ne mangions pas toujours ce qui est bon pour notre santé. Un décalage qui s’explique par la notion de biais cognitifs : plusieurs sont à l’œuvre dans notre vie quotidienne.

« L’être humain n’est pas un être rationnel. Nous avons beaucoup d’intentions très louables, et des comportements qui sont parfaitement contraires à ces intentions. »

Eric Singler, directeur de BVA

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Faire des espaces intermédiaires un lieu central de ce village vertical

Illustration avec le biais du statu quo : alors que les Parisiens se plaignent régulièrement d’un certain anonymat, ils ne vont pas spontanément vers leurs voisins. En effet, nous préférons instinctivement nous replier sur ce que nous connaissons. « Le voisin, à Paris, est quelqu’un qui en sait déjà trop sur moi, décrypte Clément Théry. Il m’entend rire, me disputer avec mes proches, il sait à quelle heure je me lève, je me couche, quand je regarde la télévision… »

Pour contrer ce biais, et redonner aux habitants une vraie maîtrise de leur identité comme de la communication autour de celle-ci, une attention particulière a été portée aux espaces intermédiaires, lieux de rencontre par excellence. Les escaliers ont été élargis, les couloirs remplacés par des coursives extérieures inondées de lumière naturelle qui traversent le volume central, comme autant de rues de ce qui se veut être un véritable village vertical.

L’entrée de chaque appartement est personnalisable : rack à vélo, table basse sur laquelle déposer livres et magazines dont on ne veut plus… tout est bon pour multiplier les points de contact. Et si cela ne suffit pas, de véritables lieux de rencontre ont été aménagés au sein de cet immeuble. « Dans le modèle haussmannien, un certain nombre d’espaces et de services ont été externalisées sur la rue », explique Clément Théry. Le mouvement contraire s’amorce à NEW G.

« Avec ce projet, nous avons créé un nouvel espace entre l’espace public et l’espace privé, en élargissant l’espace intermédiaire qui se trouve entre les deux. En l’enrichissant d’usages et de services prélevés sur la rue, nous recréons des possibilités de contact entre voisins, qui n’existaient plus dans le modèle haussmannien.»

Clément Théry, responsable du projet Masséna-Chevaleret

Bibliothèque partagée
Atelier bricolage
Jeux pour enfants
Grande serre potagère

Du rez-de-chaussée animé par un parcours de santé, une bibliothèque partagée, un café, un atelier de bricolage et des jeux pour enfants à la terrasse partagée dotée d’une grande serre potagère, d’un verger et d’un théâtre, tout a été pensé pour créer une vraie communauté de vie, ouverte sur le quartier : ces équipements sont accessibles à tous, et 300m2 du rez-de-chaussée réservés à l’économie sociale et solidaire, plus particulièrement à la production d’une alimentation urbaine écologiquement responsable.

Embrasser une vie plus ouverte et plus responsable

Ces « coups de pouce », on les retrouve dans un certain nombre d’équipements imaginés par OGIC pour pousser les habitants à adopter les bons gestes pour la planète et s’émanciper du biais du temps présent. Comme ce pommeau de douche doté d’une diode électroluminescente, qui passe du vert au rouge après sept minutes sous la douche pour nous inciter à faire des économies d’eau, ou cette commande centrale, juste à côté de la table de nuit, permettant d’éteindre tous les appareils en veille de l’appartement, pour faciliter une démarche écoresponsable.

Le tout dans une structure à la dépense énergétique minimale. La consommation globale d’eau et d’électricité de l’immeuble va d’ailleurs être suivie sur les dix prochaines années. En cas de scores remarquables, le projet pourra faire l’objet d’une communication plus large et, pourquoi pas, servir de modèle à d’autres projets similaires. Côté consommation individuelle, un bilan énergétique comparatif entre les habitants sera mis en place, adossé à un « serious game » pédagogique pour inciter les résidents à réduire leur dépense énergétique.

Mais comme il est surtout question, avec ce projet, de créer un nouvel art de vivre, les résidents seront également interrogés régulièrement sur leur bien-être au sein de l’immeuble. Objectifs : réajuster, si besoin, ce qui doit l’être, comme par exemple convertir l’espace théâtral en un lieu à vocation différente si d’aventure les habitants du quartier ne s’en emparaient pas. Ou accéder à de nouvelles demandes – comme la mise à disposition d’un équipement dédié aux barbecues.