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« Clos Saint-Louis » : un projet inspiré par (et pour) Saint-Germain-en-Laye

En avril 2018, la ville de Saint-Germain-en-Laye lance un Appel à Manifestations d’Intérêt (AMI) autour de la reconversion du quartier de l’hôpital. Parmi les projets retenus, le projet d’éco-quartier « Clos Saint-Louis » développé par OGIC et Marignan se distingue par l’importance accordée aux notions de respect et d’harmonie : respect des racines et du patrimoine historique de la ville et harmonie avec la nature et les habitants.

« Hier inspire demain ». C’est ainsi que l’exposition présentant les 3 projets finalistes accueille les visiteurs venus découvrir le futur du quartier historique de l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye. Ce territoire de 4 hectares a inspiré un total de 10 dossiers de candidatures. Seuls trois groupements d’opérateurs ont finalement été retenus, dont celui mené par OGIC et Marignan, qui présentent le « Clos Saint-Louis » : un projet d’éco-quartier en forme d’hommage aux patrimoines historique, culturel et naturel de la ville.

Le « Clos Saint-Louis » en 4 chiffres :

  • 7 500 m2 d’espaces verts (publics et privatifs)
  • 31 700 m2 de logements créés
  • 12 700 m2 de surface commerciale (dont un hôtel et un cinéma)
  • 9 300 m2 de surface dédiée à la santé, au bien-être et à la petite enfance

L’esprit saint-germanois retrouvé

Pour Olivier Herbez (Atelier Herbez Architectes), la notion de continuité s’est imposée d’emblée dans ce projet. Natif et ancien habitant de Saint-Germain-en-Laye, l’architecte estime que l’inspiration principale du projet « Clos Saint-Louis » est… la ville elle-même. On retrouve dans le « Clos Saint-Louis » tout ce qui fait le charme du centre-ville historique : ses rues piétonnes, son urbanité à hauteur d’hommes, la majesté de ses bâtiments patrimoniaux et l’animation quotidienne qui y règne. Une valorisation de la spécificité du patrimoine historique saint-germanois qui passe par une « forme de mimétisme, qui n’est pas une simple imitation », insiste l’architecte Anthony Béchu (Agence d’Architecture Anthony Béchu & Associés).

Le « Clos Saint-Louis » a été pensé comme un quartier 100% dédié aux piétons, notamment grâce à une gestion souterraine des quelque 1 500 places de parkings prévues, qui promet de renforcer l’attractivité de la ville. Les commerçants qui font déjà l’identité du centre-ville l’ont d’ailleurs bien compris et sont plusieurs à s’être engagés aux côtés d’OGIC et de Marignan. Objectif ? S’implanter dès que possible au cœur des ruelles du « Clos Saint-Louis » pour faire vivre le quartier. Une extension de l’hyper-centre vers le nord-ouest définie comme « continuum affectif », souligne Anthony Béchu.

Se donner tous les moyens d’étirer, sans le rompre, l’équilibre de l’espace urbain historique jusqu’au secteur de l’hôpital, c’est aussi, pour le groupement d’opérateurs, faire en sorte que tous puissent s’approprier ce nouveau quartier et y retrouver, sans peine et « sans coutures apparentes », les racines saint-germanoises.

Un quartier tourné vers l’avenir et le vivre-ensemble

Dans le « Clos Saint-Louis », l’avenir se pense dès aujourd’hui. Piloté par ORPEA, acteur majeur du monde médical, le projet intègre notamment une programmation dédiée à la santé et au bien-être des habitants : EHPAD, maison médicale, pôle clinique étendu, crèche et même un Silver Lab explorant les nouvelles technologies au service du « bien-vieillir ». Une volonté de répondre concrètement aux besoins de toutes les générations ainsi qu’aux nouveaux usages dont témoigne également un espace ouvert entièrement consacré au vivre-ensemble : « Le Lien ». Dans ce bâtiment central du quartier « Clos Saint-Louis » sont ainsi rassemblés des offres culturelles, associatives et sportives locales, ainsi que de nouveaux services du quotidien, le tout vecteur de cohésion sociale et de rencontres entre les habitants.

En matière de logements aussi, l’inspiration se nourrit des besoins et des attentes des futurs habitants. Une offre de co-living destinée aux étudiants, jeunes actifs et stagiaires verra le jour grâce à la réhabilitation des fûts des châteaux d’eau. Loggias, jardins collectifs privés, terrasses végétalisées, vues dégagées… l’offre de 31 700 m2 de logements sera répartie dans des îlots verts à échelle humaine. De fait, c’est tout l’éco-quartier du « Clos Saint-Louis » qui se verra investi par une « biodiversité positive mêlant coulées vertes, nichoirs pour oiseaux et ruches », explique Anthony Béchu. Un projet qui replace la nature au cœur de la ville avec 4 500m² d’espaces verts publics, 3 000 m² de jardins privatifs et 158 arbres plantés, majoritairement en pleine terre.